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Disque Caillebotte au piano

Interview // Disque Caillebotte – [Une belle Histoire de Choeur#2]

Découvrez pourquoi quand Anne Lurois est venue dans nos bureaux acheter le deuxième disque Caillebotte cela cache une belle Histoire de Choeur #2. Petite interview d’Anne :

 

 

Vous avez acheté le deuxième disque Caillebotte et la raison nous a beaucoup touchée. Pouvez-vous nous raconter ?

 

Dans le cas présent, ce sont des entretiens d’une grande richesse avec un chef d’orchestre qui m’ont amenée jusqu’à vous.

 

Dans le cadre de mon activité, je suis toujours en recherche de ce qui pourrait intéresser et (r)éveiller la curiosité de mes interlocuteurs, en l’occurrence des seniors qui, pour des raisons d’âge ou de santé déclinante, ont besoin de nouer un lien social avec une personne extérieure à leur environnement habituel : c’est tout le travail de mon association Philomene .

 

Ce sont la plupart du temps les aidants eux-mêmes qui nous appellent, les plus proches sont bien souvent démunis face aux exigences et un tiers, sans relation familiale ni médicale, offre une belle ouverture.

 

 

 

Pourquoi avoir choisi d’effectuer ce travail avec la musique de Martial et le disque Caillebotte ? A-t-elle une signification particulière ?

 

C’est la rareté de diffusion de la musique de Martial Caillebotte qui m’a attirée pour piquer la curiosité du chef qui connaît Michel Piquemal, le Chœur Vittoria et l’Orchestre Pasdeloup mais qui ne connaissait pas la musique de Martial Caillebotte, et donc le disque Caillebotte. Nous avions souvent parlé de Gustave et de sa merveilleuse peinture, et savions l’un et l’autre Martial pianiste, photographe et philatéliste mais pas compositeur.

 

C’est en voyant au musée de l’Orangerie une toile de Gustave Caillebotte représentant Martial au piano que j’ai fait quelques recherches et le hasard m’a menée jusqu’à vos enregistrements.

 

Je me suis donc procurée la Messe solennelle de Pâques et après l’avoir écoutée, le chef a émis le souhait d’écouter autre chose du même compositeur. Il était donc important pour moi de me procurer votre second disque Caillebotte pour que nous puissions poursuivre nos découvertes.

 

 

 

Anne, pouvez-vous nous parler un peu de vous et en quoi consiste votre métier ?

 

L’avancée en âge est souvent source d’isolement, même pour les plus entourés. Je travaille pour une structure : « Philomène » dont la fondatrice Mathilde Sabbagh a eu la belle idée de proposer aux seniors des prestations sur mesure.

 

Nous cherchons donc à déterminer ce qui peut susciter une envie chez les seniors et nous nous adaptons à leur choix. Parfois, il s’agit d’écrire des mémoires, de sortir découvrir les expositions parisiennes, de faire du dessin ou de la sculpture, parfois simplement de discuter de l’actualité… tout est presque possible ! Personnellement, je travaille sur l’écriture de mémoires mais aussi sur tout ce qui a trait à la culture et je m’adapte autant que possible à mes interlocuteurs.

 

Dans le cadre des entretiens avec le chef, je me suis intéressée plus particulièrement à la musique. Je n’ai pas de formation musicale mais j’écoute beaucoup de musique classique et je reste très curieuse des voix pour avoir longtemps fait partie de chorales.

 

Nos entretiens m’incitent donc à être encore plus attentive et se sont de véritables échanges curieux et très stimulants pour nous deux. L’idée de réciprocité est particulièrement importante avec le chef qui prépare souvent autant que moi nos rendez-vous hebdomadaires.

 

 

Vous utilisez donc l’art comme stimulant, comment cela fonctionne avec la musique selon vous ?

 

La musique est un outil merveilleux. Une personne atteinte de troubles de la mémoire et en grande difficultés pour le quotidien pourra réagir et se mettre à chanter ou fredonner un air connu. Celles et ceux qui ont à un moment pratiqué d’un instrument évoqueront leurs souvenirs et se mettront à pianoter sur un coin de table, ce sont des instants très privilégiés.

 

Rares sont les personnes qui n’ont pas eu à un moment ou à un autre de leur vie un rapport à la musique. Il suffit parfois d’une comptine pour enfants et de jolis instants surgissent du fond de la mémoire.

 

 

 

Un grand merci Anne d’avoir accepté de partager cette belle Histoire de Choeur #2. – Disque Caillebotte. Bravo pour ce travail.

 

 

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Pour en savoir plus sur l’association « Philomène »

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