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Chez Caillebotte piano

Prochain concert : « Chez Caillebotte »

Chez Caillebotte, un concert à l’église Notre-Dame-de-Lorette (Paris 9e), autour de la musique du XIXème et de la fratrie Caillebotte.

 

Concert 9 février 18 // 20h30 // Eglise Notre-Dame-de-Lorette, Paris (75)

Direction : Boris Mychajliszyn.

 

Infos réservations ici

 

 

PRESENTATION CONCERT « CHEZ CAILLEBOTTE« 


 

Il était une fois chez Caillebotte, Gustave, Martial et Alfred, le premier peint, le second joue et le dernier officie. Tous trois forment une fratrie au destin artistique et spirituel glorieux. Cette histoire a été redécouverte en 2012, sous l’impulsion de Michel Piquemal, directeur artistique qui a redécouvert ses partitions et les a faites enregistrer.

 

C’est à Notre-Dame-de-Lorette au sein de la paroisse qui a vu officier Alfred Caillebotte et où nombre de compositions de Martial Caillebotte ont été créées, que le Chœur propose de redécouvrir la musique du XIXème siècle – de la « Belle Epoque » – en pleine période du romantisme et de l’impressionnisme. S’enchaineront donc, tour à tour, différents compositeurs et leurs airs populaires du XIXème siècle : Gabriel Fauré, Claude Debussy bien sur, mais également Boulanger, Gounod ou encore Caillebotte qui parachèvera ce concert en son honneur.

 

Cet évènement mettra également en avant l’orgue de Choeur d’origine des créations de Martial, installé par Alfred Caillebotte pour faire raisonner les compositions de son frère. Marie-Ange Leurent, titulaire de l’orgue de Notre-Dame-de-Lorette, nous fera donc revivre les déliés et silences du son de « chez Caillebotte » .

 

 

PROGRAMME ET DISTRIBUTION


 

Programme français du XIXéme siècle pour Choeur mixte, piano et orgue. 1h20

 

Marie-Ange Leurent, orgue
Thomas Tacquet, piano
Olivier Bresson,baryton
Morgane Kypriotti, soprane

Choeur régional Vittoria d’Île-de-France

Boris Mychajliszyn, direction

 

 

Pour aller plus loin


 

 

 

 

 

FAMILLE CAILLEBOTTE


 

Gustave Caillebotte, le peintre, est l’aîné de trois garçons. Il est né en 1848, puis ce fut René, le militaire, en 1851. Suivra Martial, le compositeur, en 1853 (qui porte le même prénom que son père). Vient enfin, Alfred, le curé demi-frère de Gustave, René et Martial.

La fortune de la famille Caillebotte permet au trois frères (Gustave, Alfred et Martial : le 4ème frère René est mort jeune à la guerre), de s’épanouir dans en environnement sécurisé où travailler n’est pas nécessaire. Ce qui permet de voir fleurir tout le talent pictural de Gustave notamment.

Mais, le 7 juin 1887, Martial épouse Marie Minoret. Ce mariage mit fin à 34 années de vie commune entre les deux frères (Martial et Gustave), rompant ce puissant lien fraternel, initialement né d’un besoin de rapprochement filial face aux décès successifs de leur père en 1874, puis de leur frère René à la guerre deux ans plus tard, et enfin de leur mère deux années encore ensuite.  Une séparation qui allait provoquer un véritable tournant dans leur vie artistique respective. Alors que l’un se désintéresse de la peinture, l’autre s’affirme musicien.

Après la vente de leur appartement commun Boulevard Haussmann, Gustave s’installa définitivement au Petit-Gennevilliers, pour se consacrer de plus en plus exclusivement à l’horticulture, aux régates, et aux constructions navales, laissant de côté ses pinceaux. Et c’est durant cette même année 1887 que Martial fit publier de son côté sa messe de Psaume 132 – Ecce Quan Bonum pour soli, chœur et orchestre par l’éditeur Georges Hartmann. En cette période de transition, il décide également de réunir toutes ses pièces de jeunesse pour piano qu’il avait pu composer au domicile familial, avant la mort de leur mère en 1878. Alors que le peintre se tait, le compositeur renait sous le regard de leur demi-frère Alfred qui officie en l’Eglise Notre-Dame-de-Lorette, et crée nombre des oeuvres de Martial.

 

La légende ne dit pas si Gustave Caillebotte écouta sur les bancs de cette église Notre-Dame-de-Lorette l’office d’Alfred (son demi-frère) au son de la musique de Martial (son frère), mais il s’agit bien de cette expérience qu’il vous est proposé de vivre – sur l’orgue d’origine des créations de Martial. Un concert qui rend hommage à cette illustre histoire de fraternité où la musique tisse l’intimité d’une célèbre famille de la Belle Epoque.